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1977 → 2027

Notre histoire

Cinquante ans d’engagement au service de la Nouvelle-Calédonie dans la République.

Depuis 1977, le Rassemblement porte une même conviction : l’avenir de la Nouvelle-Calédonie se construit dans la République, par le dialogue et par le travail. De la fondation du mouvement aux accords de Matignon et de Nouméa, des responsabilités exercées dans les provinces et au gouvernement jusqu’aux trois consultations, voici les étapes qui ont façonné notre histoire.

Les fondations

1977 – 1984

Né au lendemain des municipales de 1977, le mouvement rassemble en quelques mois la plus grande partie des partisans du maintien dans la République.

  1. Fondation du Rassemblement pour la Calédonie

    Au lendemain des élections municipales de mars 1977, Jacques Lafleur réunit à Nouméa un grand congrès qui donne naissance au Rassemblement pour la Calédonie (RPC). Roger Laroque en prend la présidence. Autour d’eux, une génération de jeunes responsables, parmi lesquels Pierre Frogier, Pierre Maresca et Dick Ukeiwé, porte une même ambition : unir les Calédoniens de toutes origines attachés à la France.

  2. Premier groupe de l’Assemblée territoriale

    Cinq mois après sa création, le RPC devient la première force de l’Assemblée territoriale avec 12 sièges sur 35. Le jeune mouvement s’impose d’emblée comme le pivot du camp attaché au maintien dans la République.

  3. Le RPCR : la Calédonie dans la République

    En mars 1978, Jacques Lafleur est élu député. La même année, le mouvement s’unit au RPR-NC de Dick Ukeiwé et prend le nom de Rassemblement pour la Calédonie dans la République. Le 21 juillet, la plupart des formations de centre droit le rejoignent. Le sigle RPCR accompagnera le mouvement pendant un quart de siècle.

  4. La confiance des électeurs

    Aux élections territoriales, le RPCR obtient 40,24 % des voix et 15 sièges sur 36. Il exerce la majorité au sein des institutions du territoire jusqu’en 1982.

De la crise à la paix

1984 – 1998

Des années de violence aux accords de Matignon-Oudinot, puis au partage des responsabilités dans les provinces.

  1. Les années des Événements

    De 1984 à 1988, la Nouvelle-Calédonie traverse une période de violences qui endeuille toutes ses communautés. Dans ces années difficiles, le RPCR défend le respect du suffrage universel et le maintien dans la République, tout en cherchant les voies d’un dialogue.

  2. Les accords de Matignon

    À Matignon, sous l’égide du Premier ministre Michel Rocard, Jacques Lafleur et Jean-Marie Tjibaou se serrent la main. Cette poignée de main scelle le retour de la paix civile. Pour le RPCR, les accords sont signés par Jacques Lafleur, Maurice Nénou, Dick Ukeiwé, Jean Lèques, Henri Wetta, Pierre Frogier, Pierre Bretegnier et Robert Naxué Paouta. Ils sont complétés le 20 août par l’accord d’Oudinot.

  3. Les provinces et la province Sud

    Les premières élections provinciales donnent au RPCR la majorité absolue en province Sud et au Congrès. Jacques Lafleur préside la province Sud jusqu’en 2004. Le partage des responsabilités entre les trois provinces devient le socle du rééquilibrage.

  4. L’accord de Nouméa

    Dix ans après Matignon, le RPCR signe l’accord de Nouméa avec le FLNKS et l’État, sous le gouvernement de Lionel Jospin. Jacques Lafleur, Pierre Frogier, Simon Loueckhote, Harold Martin, Jean Lèques et Bernard Deladrière y apposent leur signature. Le texte organise une large autonomie et des transferts de compétences progressifs ; il est approuvé par les Calédoniens le 8 novembre 1998.

Le temps de l’accord de Nouméa

1998 – 2018

Vingt années d’exercice des nouvelles institutions, de responsabilités au gouvernement et de recompositions du camp non indépendantiste.

  1. Jean Lèques, premier président du gouvernement

    Avec la mise en place des institutions issues de l’accord, Jean Lèques, maire de Nouméa, devient le premier président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Pierre Frogier lui succède le 5 avril 2001 et conduit l’exécutif jusqu’en 2004.

  2. L’épreuve et le renouveau

    Les élections provinciales de 2004 marquent un revers : le mouvement perd la province Sud et la majorité au Congrès. Il prend le nom de Rassemblement-UMP et engage sa refondation. Le 2 juillet 2005, à Rivière-Salée, les adhérents élisent Pierre Frogier à la présidence du mouvement.

  3. De nouveau en tête dans le Sud

    Avec 28,54 % des voix et 15 sièges sur 40, le Rassemblement-UMP redevient la première force de la province Sud. Pierre Frogier en prend la présidence.

  4. Disparition de Jacques Lafleur

    Le fondateur du mouvement s’éteint à 78 ans. Artisan des accords de Matignon et de Nouméa, il laisse l’image d’un homme qui a su choisir la paix et le dialogue pour l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.

  5. Cynthia Ligeard à la tête du gouvernement

    Cynthia Ligeard est élue présidente du gouvernement, qu’elle conduit jusqu’en avril 2015. Dans la foulée de la refondation de la droite nationale, le mouvement prend ensuite le nom de Rassemblement-Les Républicains.

Consultations et recompositions

2018 – 2026

Trois consultations, une crise grave en 2024 et le choix de l’union avec les autres forces attachées à la France.

  1. Trois consultations, un même choix

    Le 4 novembre 2018, les Calédoniens choisissent de rester dans la France. Ils renouvellent ce choix le 4 octobre 2020 puis le 12 décembre 2021. Le Rassemblement s’engage pleinement dans ces trois campagnes. Thierry Santa, élu président du mouvement en novembre 2018, mène les deux premières.

  2. L’Avenir en confiance et la présidence du gouvernement

    Allié aux Républicains calédoniens au sein de l’Avenir en confiance, le Rassemblement contribue à la victoire des provinciales en province Sud. Thierry Santa est élu président du gouvernement et l’exerce jusqu’en juillet 2021.

  3. Alcide Ponga à la présidence du mouvement

    Élu de la province Nord, Alcide Ponga est élu président du Rassemblement. Quelques semaines plus tard, en mai 2024, la Nouvelle-Calédonie connaît des violences d’une gravité sans précédent depuis les années 1980.

  4. Alcide Ponga, président du gouvernement

    Après la chute du gouvernement précédent, les membres du gouvernement élisent Alcide Ponga à sa présidence. Dans un territoire éprouvé par la crise, il accepte la charge « en esprit de responsabilité » et conduit l’exécutif jusqu’en juillet 2026.

  5. Une liste commune avec Les Loyalistes

    Aux élections provinciales, le Rassemblement fait le choix de l’union avec Les Loyalistes. La liste commune obtient 50,14 % des voix et 28 sièges sur 40 en province Sud.

  1. 2027

    La suite, à écrire ensemble

    Pour ses 50 ans, le Rassemblement ouvre huit ateliers aux adhérents pour construire le projet des prochaines années.

    Participer au séminaire